Le premier journal roumain après la Révolution
Au mois de décembre 1989, les Roumains sont redevenus une nation libre. 17 années se sont écoulées depuis. Le premier quotidien libre qui est apparu après la révolution, en 22 décembre, et après 40 ans de communisme porte le nom d’un idéal, “Libertatea“ (la Liberté).
La publication a choisi le chemin du capitalisme. “Libertatea“, naguère le symbole de la liberté d’expression des journalistes, est aujourd’hui un tabloïde. C’est vrais, le même temps “Libertatea“ est la plus lue publication parmi les roumains. Devenir des tabloïdes est la tendances de toute la presse écrite roumaine.
(photo: première page de “Libertatea“, 22 décembre, 1989)
Evelina Topalova - BTA
- Posté par Evelina le 16/12
Je suis Evelina et je suis en recherche. Je suis en recherche de la beauté et de la bonté.
Je m’appelle Evelina et je viens de la Bulgarie – un pays qui n’est pas assez connu en France et qui sera dès le 1er janvier membre à part entière de la famille européenne. Je m’occupe de journalisme depuis 5 ans, plus concrètement des Balkans . Cette région était depuis longtemps un symbole sombre des conflits et des crises. Heureusement, ce temps est derrière nous et j’espère que cette image change déjà peu à peu, grâce notamment à nous - les jeunes gens qui sommes si curieux et si aptes à apprendre et à apprécier la culture des autres.
A la recherche de nouvelles connaissances et de nouveaux amis, me voila à Paris - les yeux grand ouverts. J’aime les voyages, les langues, les nouvelles connaissances. Chaque fois que je voyage c’est comme si je découvrais une nouvelle partie de ma personnalité. Et je suis toujours en recherche de petits morceaux de ce puzzle, je suis toujours en recherche de la beauté et de la bonté, oui, je suis toujours en recherche …
Călin Stoica-Diaconovici - EVENIMENTUL ZILEI
25 % de sang serbe dans mes veines - le reste roumain -, je suis né à Ploieşti, en Roumanie, en 1980. L’histoire de ma famille a été marquée par les avatars de deux pays de l’Europe de l’Est. Le premier est bien sûr la Roumanie, mais le second, ce n’est ne pas la Serbie. C’est la Bulgarie.
Mon grand père, responsable des 25 % de sang serbe, avait choisi une femme roumaine et la Roumanie comme patrie adoptive en 1935.
C’était la période d’innocence de l’Europe de l’Est. Le nazisme était déjà venu en Allemagne mais personne ne soupçonnait les horreurs à venir…
Le jeune Serbe et sa femme de la province roumaine de Moldavie se sont installés dans le Sud est de la Roumaine, dans la province de Dobroudja, près du littoral de la mer Noire.
Les temps étaient tranquilles, la terre riche et le deux amoureux ont employé tous leurs moyens à cultiver leurs champs.
Sept ans plus tard, les deux se sont retrouvés dans un autre pays. Paradoxalement, ils n’ont jamais quitté leur ville. C’était en 1942 – l’année où le territoire roumain de Dobroudja a été divisé entre la Bulgarie et la Roumanie – et les deux jeunes parents ont décidé que leur nouvelle patrie était aussi belle que l’ancienne et que le langue n’était pas trop difficile à apprendre. Ils avaient une petite fille, la seconde était en cours. En plus, en sept ans la ferme était devenue prospère et l’homme avait la chance de ne pas être mobilisé pour la guerre.
Les naïfs, ils ne savaient pas que le délire qui avait pris la Russie 25 ans plus tôt viendrait en Bulgarie comme en Roumanie.
Leur ferme a été confisquée en 1948 et le Serbe et la Roumaine se sont trouvés sans rien dans la Bulgarie qui avait commencé à construire la mauvaise utopie.
Leur première fille, ma mère, a grandit dans un climat polyglotte. Elle apprenait le bulgare à l’école, le roumain de sa mère et le serbe de son père.
Le roumain sera la langue de ses études de médecine et aussi celle de son mari, qu’elle rencontrera à Bucarest. Elle avait aussi décidé de s’installer dans le pays de sa mère et de son mari.
C’est comme ça que j’ai eu l’occasion d’apprendre le bulgare dans ma famille et de connaître très bien le pays adoptif de mes grands-parents.
C’est pour ça que je me sens proche des deux pays et que suis très content qu’ils ont réussi à entrer ensemble dans l’Union européenne.
Ah ! J’attends l’adhésion de la Serbie aussi.
Eliza Frâncu - Gândul
Réflechissez « à la roumaine » !Les mains sur les genoux, mais la tête tournée vers le monde. C’est le « penseur » de Hamangia, symbole antique de la culture roumaine et le logo de mon journal Gândul . Ma marque dans la même mesure. Regardez la photo ! Honnêtement, ne ressemble-t-il pas à un journaliste lors d’une conférence de presse ? Au moment où on s’arrête pour refléchir un peu sur les événements. C’est moi, Eliza Frâncu .
Une journaliste de presse écrite en voie de disparition. Une des « penseurs » et « penseuses » qui vont un peu plus loin pour communiquer aux autres une tranche de réalité. Une tranche que je prends le temps de digérer. Ce qui m’a influencé le plus, c’est l’influence de la mer , où d’ailleurs je suis née, tout près du « penseur » ; à Constantza. Peut-être c’est dans cet endroit-là que nous réussiront à faire vraiment vivre les mots. Informer, mais surtout communiquer, c’est la mission journalistique et humaine que je ne vais plus jamais oublier. A n’importe quel prix. Enfin, c’est un morceau de moi. Attention, vous allez voir parfois des touches de cynisme noir. « Défendu aux cœurs faibles ! » , il aurait fallu que j’affiche cela au début de la présentation. Donc ceux qui s’émotionnent à la vue de cadavres ou à entendre des catastrophes, feront mieux de ne pas continuer. A bon entendeur , salut !
Véra Dimitrova - Centre de presse “La Bulgarie dans l’UE”
Je suis née à Sofia il y a vingt-cinq ans. Mais j’y ai peu vécu. J’ai fait des études en Suisse, puis en France. La majorité de mes amis bulgares est dispersée dans les villes européennes : Berlin, Munich, Londres, Milan. J’ai par conséquent beaucoup voyagé et ai un sentiment profond d’appartenance européenne.
Pendant ces années, rentrant en Bulgarie pour des vacances, j’ai vu le pays se transformer. J’y posais le regard de quelqu’un d’extérieur, essayant d’être objective dans mes observations quant au progrès qui a été fait et aux domaines où il reste encore des efforts à faire. J’utilisais parallèlement chaque occasion pour communiquer sur la Bulgarie, fort méconnue des jeunes Européens. A Paris, je travaillais dans le domaine de l’édition et essayais de contribuer à une meilleure connaissance de mon pays à travers la publication d’œuvres bulgares traduites en français.
Il y a cinq mois, je suis revenue dans le pays de mon enfance. Je continue ce travail de promotion de l’image de la Bulgarie par le biais d’un site d’information dont le but est de présenter le développement de la Bulgarie à la veille de son adhésion à l’Union européenne (www.eunews.bg). Cela me tient à cœur, puisque j’ai vu les réels efforts de trois gouvernements successifs dans leur avancée vers l’Union tant convoitée.
Je suis heureuse d’être là à ce moment historique pour la Bulgarie, où enfin elle s’entendra dire « Dobre dochla » dans la grande famille européenne.
“Le Monde” vu de l’interieur
- Posté par Ioan-Cosmin le 16/12
380.000 exemplaires, 550 journalistes et un seul nom, Le Monde, sont suffisants pour que tout journaliste de Roumanie considère une visite même fulgurante dans la rédaction du Monde un bon sujet de presse. Un reportage sur “le quotidien de la rue des Italiens“ (qui a changé quand même de siège depuis son lancement) repris aussi sur la une de Cotidianul, le journal pour lequel je travaille, n’est point une histoire ennuyante. Moins de 100.000 copies vendues pour le meilleur quotidien généraliste de Roumanie, une industrie dans le vrai sens depuis seulement 15 années et des journalistes qui ont du mal à suivre des vraies études de spécialité ou bien à des mentalités d’arrière-garde passent pour des raisons suffisantes pour leur faire connaître l’atmosphère “corporate“ qu’on ressent dès qu’on entre dans le bâtiment du Monde.
Invraisemblance versus lieux communs
Des journalistes “schizophrènes“ (selon le secrétaire de rédaction Jean-Pierre Giovenco) qui détiennent des actions de leur quotidien, ça en se passe pas en Roumanie, mais chez la fabrique de news de monsieur Colombani. 30 pourcents des actions sont détenues par les journalistes, selon lesquels on peut pas rien décider. Le reste appartient à la société crée par la famille du fondateur. Le gros morceau, 48% est divisé entre des vrai capitalistes tels Lagardère ou Hachette, explique Giovenco. Aussi des éditions de soirée et des petites rotatives dans des hôtels du monde entier pour faire imprimer en temps réel le journal, comme l’assure toujours Jean-Pierre Giovenco, ça on va pas trouver non plus sur la presse roumaine. Et en même temps il y a des histoires communes sur les problèmes de la presse écrite à nos jours ici et ailleurs: le patronat de plus en plus menaçant, l’essor de l’Internet ou les publications gratuites, qui touchent 1 million exemplaires distribués par jour on France, selon Giovenco. Un support média qui doit nécessairement se réinventer tous les jours, s’il s’agit de le faire apparaître à Bucarest ou à Paris.
Photo 1: entrée dans la rédaction de Le Monde - Julien Weber
Photo 2: Jean-Pierre Giovenco
Cosmin Popan - Cotidianul
- Posté par Ioan-Cosmin le 16/12
Le hasard a fait de moi un être social, journaliste, c’est à dire. Depuis un an et demi à Cotidianul, département Synthèses. J’écris souvent sur les médias et la publicité, donc sur la blogosphère aussi, même si le domaine n’est pas très développé en Roumanie. Par exemple, un papier sur les blogs comme source crédible d’information dans le cadre des “Assises de la presse francophone 2006“ à Bucarest. Collaborateur pour la rubrique média de la revue culturelle Dilema Veche et aussi pour le site de culture publicitaire IQAds. J’aimerai changer de métier dans trois ans au maximum pour se dédier à la recherche.
Deuxième nature
Coté francophone surdéveloppée en tant que secrétaire général de la section roumaine de l’Union de la Presse Francophone, licence en info-com nantais (2003) et passionné à l’extrême de la Grande Boucle cycliste. Plus, évidemment, Noir Désir.
Permanente alternance
Très intéressé par la culture urbaine (graffiti, stencil graffiti), musique alternative, trip-hop, acid jazz, world music (Morcheeba, Bjork, Massive Attack, Lhasa, Mahala Rai Banda), iPod partout (Long Live Apple!). Consumériste.