La « conquête » de Bruxelles… par les nouveaux Européens
- Posté par Eliza le 21/12
- (0) commentaires
Seize heures trente et notre groupe prend le premier contact avec Bruxelles. Un peu comme un coup dans la poitrine, mais dont on ne peut pas ignorer le côté drôle. Car la plupart des femmes du groupe est partie avec des tonnes de bagages. Très lourds et très volumineux, ça va de soi. Et nous voilà condamnés tous à descendre et puis monter les dizaines d’escaliers du métro de Bruxelles. Une sorte de labyrinthe pour nous…un mystère qui s’est épaissi chaque jour tant il a été difficile de se repérer dans ce métro. Revenons… on est sur la direction erronée, on se querelle. En roumain. De nulle part, nous entendons une voix, quelques mots en roumain prononcés avec un accent moldave : « mais qu’est ce que vous désirez savoir ? ». « Place de Brouckère n’est pas dans cette direction, je vous dis ». Et puis elle nous met sur la bonne route. Raison de commodité, l’un d’entre nous traverse directement les lignes électrifiées du métro, ses valises y compris. Un peu …. « à la roumaine ».
Puis, le grand dilemme: comment faire entrer nos valises, grandes comme des placards par les entrées deux fois plus petites du tramway bruxellois ? On fait cela à la diagonale. Enfin, nous sommes là et nous sortons torturés. Nous faisons un bruit aussi infernal avec les roues de nos bagages et toutes nos discussions sont si contradictoires sur la direction à prendre, que nous ressemblons à un groupe de protestataires ; et tous les gens tournent la tête vers nous. « Regarde, maman, ils reviennent de vacances !!!! », dit un enfant tout petit. Nous rigolons tous de bon cœur et, pour une seconde, la fatigue disparaît. Dans la soirée, nous, les Roumains, nous voulons sortir dans le quartier de notre résidence pour goûter un peu la gastronomie bruxelloise, mais l’on doit se contenter de sandwichs et de vin chaud. Trop acide, nous demandons un peu de sucre. La jeune serveuse nous plante deux cubes – un à chacune – directement dans la paume ! Enfin, nous nous sentons comme à la maison ! (Magda & Eliza)