Europe 2007

Le bulgare demeure (utile) mais ne se rend pas (indispensable)

Une musicienne américaine, un professeur français, un journaliste roumain. Qu’est-ce qui peut-être commun entre ces gens? A mon plus grand étonnement, ce fut la langue bulgare! Soit par amour envers la musique folklorique bulgare, soit à cause d’un coup de foudre pour la mélodie de la langue, soit à cause de leurs racines, ces personnes ontappris et parlent le bulgare!

Avec l’adhésion de la Bulgarie à l’UE, le bulgare deviendra une langue officielle dans le bloc européen et il y aura un nouvel alphabet – le cyrillique. La volonté d’apprendre la langue d’autrui n’aidera pas seulement à la communication dans mais elle permettra aussi de combattre les stéréotypes et les préjudices qui existent toujours.
,assure Marie Vrinat-Nikolov, maître de conférences en langue et littérature bulgares à L’Inalco (Institut national des langues orientales à Paris). Au début la plupart des étudiants voulant apprendre le Bulgare venaient des familles bulgares mais ces dernières années, il y a une tendance de changement du public. Le retour des racines est toujours le motif le plus fort, suivi de la raison romantique, mais la possibilité de trouver un boulot avec cette langue devient de plus en plus une stimulation forte, notamment dans la perspective de l’adhésion de la Bulgarie à la famille européenne.

A Bruxelles, malheureusement, la Bulgarie n’est pas tellement connue comme la Roumanie, notre voisin qui va rejoindre l’Europe avec nous dès le 1er janvier. On voit partout dans la capitale de la Belgique des pubs sur la Roumanie – sur des bus, dans le métro, même dans la cathédrale St Michel et Gudule il y a une crèche de Noêl de la communauté roumaine! Question de langue /le Roumain étant une langue latine/ ou de lobbying?
Dans l’UE où regne une certaine dictature de l’anglais, le bulgare pourra apporter un atout important pour la diversités des langues d’une Europe unie.