Le Par(ad)is des lecteurs et l’îlot bulgare
- Posté par Evelina le 16/12
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On lit. On lit beaucoup. On lit dans le métro, dans les cafés, dans les parcs. C’est une des images de Paris que je vais garder dans ma mémoire.
On lit assis, on lit debout. On tue le temps en lisant, on cherche une manière de trouver d’autres points de vue, on s’évade de la réalité. Dans un monde où l’information est tout et être informé est un atout, le fait de savoir sélectionner et ne pas se noyer dans un océan d’informations est très important.
La littérature bulgare est-elle connue en France ?, me suis-je demandé.
« Le tirage des livres d’auteurs pas très connus en France est entre 2.000 à 3.000 exemplaires », m’a raconté Marie Vrinat-Nikolov, maître de conférences en langue et littérature bulgares à L’Inalco (Institut national des langues orientales à Paris) et auteur de nombreuses publications sur la traduction littéraire et sur la littérature bulgares.
Elle est tombée amoureuse de la langue bulgare quand elle avait treize ans, en entendant tout simplement un couple bulgare parler. Cette rencontre du hasard a tracé sa vie et, depuis, elle s’est consacrée à la propagation de la langue et de la culture bulgares.
Le site http://litbg.free.fr/, où l’on peut trouver des infos sur des auteurs bulgares, représentatifs de notre littérature contemporaine, tente de familiariser le public français avec nos acquis littéraires. C’est elle qui a traduit un impressionnant nombre d’écrivains bulgares.
En rencontrant Mme Vrinat-Nikolov je me suis rendu compte que grâce à cette femme – Française de nationalité mais Bulgare de cœur – l’îlot bulgare dans l’océan de littérature en France ne restera pas longtemps inexploré.