Europe 2007

Evelina Topalova - BTA

Je suis Evelina et je suis en recherche. Je suis en recherche de la beauté et de la bonté.
Je m’appelle Evelina et je viens de la Bulgarie – un pays qui n’est pas assez connu en France et qui sera dès le 1er janvier membre à part entière de la famille européenne. Je m’occupe de journalisme depuis 5 ans, plus concrètement des Balkans . Cette région était depuis longtemps un symbole sombre des conflits et des crises. Heureusement, ce temps est derrière nous et j’espère que cette image change déjà peu à peu, grâce notamment à nous - les jeunes gens qui sommes si curieux et si aptes à apprendre et à apprécier la culture des autres.
A la recherche de nouvelles connaissances et de nouveaux amis, me voila à Paris - les yeux grand ouverts.  J’aime les voyages, les langues, les nouvelles connaissances. Chaque fois que je voyage c’est comme si je découvrais une nouvelle partie de ma personnalité. Et je suis toujours en recherche de petits morceaux de ce puzzle, je suis toujours en recherche de la beauté et de la bonté, oui, je suis toujours en recherche …

Călin Stoica-Diaconovici - EVENIMENTUL ZILEI

25 % de sang serbe dans mes veines - le reste roumain -, je suis né à Ploieşti, en Roumanie, en 1980. L’histoire de ma famille a été marquée par les avatars de deux pays de l’Europe de l’Est. Le premier est bien sûr la Roumanie, mais le second, ce n’est ne pas la Serbie. C’est la Bulgarie.
Mon grand père, responsable des 25 % de sang serbe, avait choisi une femme roumaine et la Roumanie comme patrie adoptive en 1935.
C’était la période d’innocence de l’Europe de l’Est. Le nazisme était déjà venu en Allemagne mais personne ne soupçonnait les horreurs à venir…
Le jeune Serbe et sa femme de la province roumaine de Moldavie se sont installés dans le Sud est de la Roumaine, dans la province de Dobroudja, près du littoral de la mer Noire.
Les temps étaient tranquilles, la terre riche et le deux amoureux ont employé tous leurs moyens à cultiver leurs champs.
Sept ans plus tard, les deux se sont retrouvés dans un autre pays. Paradoxalement, ils n’ont jamais quitté leur ville. C’était en 1942 – l’année où le territoire roumain de Dobroudja a été divisé entre la Bulgarie et la Roumanie – et les deux jeunes parents ont décidé que leur nouvelle patrie était aussi belle que l’ancienne et que le langue n’était pas trop difficile à apprendre. Ils avaient une petite fille, la seconde était en cours. En plus, en sept ans la ferme était devenue prospère et l’homme avait la chance de ne pas être mobilisé pour la guerre.
Les naïfs, ils ne savaient pas que le délire qui avait pris la Russie 25 ans plus tôt viendrait en Bulgarie comme en Roumanie.
Leur ferme a été confisquée en 1948 et le Serbe et la Roumaine se sont trouvés sans rien dans la Bulgarie qui avait commencé à construire la mauvaise utopie.
Leur première fille, ma mère, a grandit dans un climat polyglotte. Elle apprenait le bulgare à l’école, le roumain de sa mère et le serbe de son père.
Le roumain sera la langue de ses études de médecine et aussi celle de son mari, qu’elle rencontrera à Bucarest. Elle avait aussi décidé de s’installer dans le pays de sa mère et de son mari.
C’est comme ça que j’ai eu l’occasion d’apprendre le bulgare dans ma famille et de connaître très bien le pays adoptif de mes grands-parents.
C’est pour ça que je me sens proche des deux pays et que suis très content qu’ils ont réussi à entrer ensemble dans l’Union européenne.
Ah ! J’attends l’adhésion de la Serbie aussi.

Eliza Frâncu - Gândul

Réflechissez « à la roumaine » !Les mains sur les genoux, mais la tête tournée vers le monde. C’est le « penseur » de Hamangia, symbole antique de la culture roumaine et le logo de mon journal Gândul . Ma marque dans la même mesure. Regardez la photo ! Honnêtement, ne ressemble-t-il pas à un journaliste lors d’une conférence de presse ? Au moment où on s’arrête pour refléchir un peu sur les événements. C’est moi, Eliza Frâncu .

image Une journaliste de presse écrite en voie de disparition. Une des « penseurs » et « penseuses » qui vont un peu plus loin pour communiquer aux autres une tranche de réalité. Une tranche que je prends le temps de digérer. Ce qui m’a influencé le plus, c’est l’influence de la mer , où d’ailleurs je suis née, tout près du « penseur » ; à Constantza. Peut-être c’est dans cet endroit-là que nous réussiront à faire vraiment vivre les mots. Informer, mais surtout communiquer, c’est la mission journalistique et humaine que je ne vais plus jamais oublier. A n’importe quel prix. Enfin, c’est un morceau de moi. Attention, vous allez voir parfois des touches de cynisme noir. « Défendu aux cœurs faibles ! » , il aurait fallu que j’affiche cela au début de la présentation. Donc ceux qui s’émotionnent à la vue de cadavres ou à entendre des catastrophes, feront mieux de ne pas continuer. A bon entendeur , salut ! 

Véra Dimitrova - Centre de presse “La Bulgarie dans l’UE”

Je suis née à Sofia il y a vingt-cinq ans. Mais j’y ai peu vécu. J’ai fait des études en Suisse, puis en France. La majorité de mes amis bulgares est dispersée dans les villes européennes : Berlin, Munich, Londres, Milan. J’ai par conséquent beaucoup voyagé et ai un sentiment profond d’appartenance européenne. 

Pendant ces années, rentrant en Bulgarie pour des vacances, j’ai vu le pays se transformer. J’y posais le regard de quelqu’un d’extérieur, essayant d’être objective dans mes observations quant au progrès qui a été fait et aux domaines où il reste encore des efforts à faire. J’utilisais parallèlement chaque occasion pour communiquer sur la Bulgarie, fort méconnue des jeunes Européens. A Paris, je travaillais dans le domaine de l’édition et essayais de contribuer à une meilleure connaissance de mon pays à travers la publication d’œuvres bulgares traduites en français.

Il y a cinq mois, je suis revenue dans le pays de mon enfance. Je continue ce travail de promotion de l’image de la Bulgarie par le biais d’un site d’information dont le but est de présenter le développement de la Bulgarie à la veille de son adhésion à l’Union européenne (www.eunews.bg). Cela me tient à cœur, puisque j’ai vu les réels efforts de trois gouvernements successifs dans leur avancée vers l’Union tant convoitée. 

Je suis heureuse d’être là à ce moment historique pour la Bulgarie, où enfin elle s’entendra dire « Dobre dochla » dans la grande famille européenne. 

Cosmin Popan - Cotidianul

Le hasard a fait de moi un être social, journaliste, c’est à dire. Depuis un an et demi à Cotidianul, département Synthèses. J’écris souvent sur les médias et la publicité, donc sur la blogosphère aussi, même si le domaine n’est pas très développé en Roumanie. Par exemple, un papier sur les blogs comme source crédible d’information dans le cadre des “Assises de la presse francophone 2006“ à Bucarest. Collaborateur pour la rubrique média de la revue culturelle Dilema Veche et aussi pour le site de culture publicitaire IQAds. J’aimerai changer de métier dans trois ans au maximum pour se dédier à la recherche.

Deuxième nature
Coté francophone surdéveloppée en tant que secrétaire général de la section roumaine de l’Union de la Presse Francophone, licence en info-com nantais (2003) et passionné à l’extrême de la Grande Boucle cycliste. Plus, évidemment, Noir Désir.

Permanente alternance
Très intéressé par la culture urbaine (graffiti, stencil graffiti), musique alternative, trip-hop, acid jazz, world music (Morcheeba, Bjork, Massive Attack, Lhasa, Mahala Rai Banda), iPod partout (Long Live Apple!). Consumériste.

Magda Crisan - Adevarul

Bucarest. 14 juillet. Dans une des maternités du centre-ville un père rit à la vue de sa pétite fille née avant la date annoncée par les docteurs. « Ma petite Magda, sera enseignante », prédit le pére.

Des photos blancs et noirs couvrent les murs de la chambre de l’enfant. Pour Magda, les images prises par son père, photoreporter, vivent. Un univers entier . Une queue avant le bâtiment gris pour acheter de la viande. « Viens, Magda tu dois acheter aussi un paquet de volaille », dit le père. « Papa, mais je ne mange pas de la viande ! », réplique la fille de sept ans. Des élèves qui chantent des hymnes à la dictature. « Papa, le grand dirigeant a dit qu’il est notre père. C’est vrai papa, est-il mon père aussi ? ». ’89. « Liberté ! ». Pour Magda le mot a le goût de chocolat et ressemble a la poupèe Barbie, que les parents lui ont fait cadeau aux Pâques. La liberté est belle, se dit elle.

Après avoir fini les études à la faculté des langues Etrangères bucarestoise, deux ans de littérature allemande a l’école et après a l’Université. Les images et les histoires de photoreportages que le père lui a raconté se révoltent dans le sang. « Papa, je veux faire que tu fais. Pas prendre des photos, mais écrire ». le père ne dit rien. Il se souvient les nuits passées à la rédaction, les réveillons travaillant pour le quotidien, les yeux tristes de sa femme toujours seule à la maison, des gens intéressants qu’il a connus, l’équipe de la rédaction , le plaisir qu’il peut faire ce métier.
Mon père est la personne qui m’a déterminé a choisir le métier de journaliste. Vivre, savoir, communiquer. J’ai appris le journalisme en travaillant dans une rédaction d’un quotidien roumain en allemand. Voila six ans que je travaille dans la presse écrite. Des reportages, des commentaires, des interviews , tous concernant la communauté européenne . C’est moi, Magda.

Je suis journaliste au quotidien roumain Adevarul (la verité) au departement Europe - http://www.adevarulonline.ro

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