Anastasia

Anna


12 Dec 2006

Où peuvent apparaître les créateurs de demain ?

En France, ainsi que dans toutes les plus grandes capitales du monde, de nombreuses écoles de mode existent. Est-ce là où apparaîtront les nouveaux créateurs de demain ? Ou même l’endroit d’où naîtra une nouvelle maison de couture ?

En tous cas ces écoles sont de plus en plus populaires parmi les jeunes.

Voici la liste du top des écoles françaises :

ESMOD- Ecole supérieure des Arts et Techniques de la mode

Les écoles de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne

IFM -Institut français de la mode

ENSAIT - Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles

Ecole Jeoffrin BYRS Internationale -Ecole Supérieure d’Enseignement Privé des Arts de la Mode

L’Université de la Mode

CFP Mode -Centre de formation professionnel de mode

AICP –Académie Internationale de Coupe de Paris

ESDM -Ecole Supérieure du Design de Mode

Studio Berçot - Formation de styliste de Mode

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Peut-être est-ce dans une de ces écoles que se forment actuellement les stars de la mode de demain ?

Posté par Anna le 12/12 à 05:28
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08 Dec 2006

Un nouveau nom dans le streetwear

Frank Delay, l’ancien chanteur du groupe 2be3, est l’heureux papa de deux enfants mais surtout une personne sympa ouverte à la nouveauté. Aujourd’hui avec ses amis il a lancé une ligne de streetwear appelée Ascom.

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Qu’avez-vous fait après le groupe 2be3 ?

Je suis devenu papa ! J’ai deux enfants. En fait, la dernière année de notre groupe nous sommes partis aux Etats-Unis pour enregistrer un album. Nous sommes revenus. Et déjà là on a eu des opportunités dans différents domaines : cinéma, théâtre pour Filip. Et on a décidé d’arrêter le groupe. En plus, le label avec lequel on avait signé ne marchait pas très bien.
Après, j’ai fait mes débuts au cinéma dans un film de Melvin Van Peeble puis dans des séries télévisées, comme « Sous le soleil ». Je serai au théâtre au mois de février dans une pièce qui parle d’un père et d’un fils qui se retrouvent 14 ans après. Le père est homo. Moi je joue le voisin, qui est aussi homo.

Parlez-moi d’Ascom

On avait commencé cette ligne par des habits hip-hop. Maintenant c’est du streetwear. dans le style de Diesel. L’idée de cette ligne de vêtements est venue de mes amis d’enfance : Samy, Judy et Nordine. Ils m’ont proposé d’en faire partie, car ils avaient besoin de quelqu’un qui pourrait communiquer avec le public. Je suis un peu le RP de l’équipe.
On a déjà fait trois collections. La collection d’été va bientôt sortir. On fera les photos le 23 décembre.

Qui a dessiné la collection ?

Samy. Avant il était graffeur. Mais pour les modèles on s’est tous réuni. On a regardé ensemble les propositions de Samy et c’est comme ça que tout a commencé. On essaye d’avoir une ligne homogène. Pour les tendances on s’informe puis on essaye de suivre le courant qui nous plait. Si dans une marque il y a quelque chose qui nous plait on essaye de le transformer et d’en créer un à notre manière.

Posté par Anna le 08/12 à 06:34
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« Le designer de demain ? C’est celui qui aidera les gens à s’aimer ! »

DJ, couturier, manager – tout cela réunit dans une même personne ! Claude Sabbah, 53 ans, est d’origine marocaine. Il a accepté de faire un petit parcours dans la mode.

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Comment vous voyez-vous : musicien, couturier, styliste ?

J’ai eu la chance de recevoir des dons de Dieu. Et dans n’importe quel domaine. Il n’y a pas de limite pour un artiste. J’aime le style, la mode, parce que c’est ce que j’ai fait à mes débuts et avec quoi j’ai gagné ma vie. Et aussi parce que c’est un art. Un art très spécial qui contient beaucoup de mensonges et de vérités. C’est ça que j’adore dans la mode. C’est un art muet. 

Par quoi avez-vous commencé ?

Par la mode. Pour ma première collection, j’étais jeune. J’avais 21 ans. J’étais déjà présent aux Galeries Lafayette et dans les magazines. A l’époque, je travaillais avec ma copine, qui est devenue une célèbre chanteuse dans le monde entier avec sa chanson « Voyage, voyage ». Elle a été ma fiancée pendant 5 ans. Et on a créé notre première marque de prêt-à-porter ensemble. Ensuite, j’ai dessiné pour une autre marque, qui est devenue très célèbre : Chacok pendant 27 ans. Et après j’ai travaillé pour beaucoup d’autres personnes. Mais j’étais toujours en contradiction avec la mode.

Qu’est-ce qui vous inspire ?

Pour dessiner, la beauté des femmes, des hommes et la misère du monde. Et pour la musique, la danse, les gens et le corps. J’adore danser. Je suis un danseur né depuis tout petit !

Quel genre d’habits préférez-vous ?

J’aime le classicisme, mais je n’ai jamais été classique. Je suis né au Maroc. Alors, j’aime les vêtements très brillants, très dorés. J’aime être remarqué par les gens, pour ne pas être noyé dans la masse. D’ailleurs c’est pour ça, je pense, que je suis devenu styliste. De plus, je suis tombé amoureux à l’âge de 18 ans d’une fille qui aimait beaucoup la mode. Elle connaissait tout. C’est grâce à elle que je suis designer. Elle a été ma première muse ! Tout ce que je faisais c’était pour elle. Mon premier amour.

Qu’est-ce qui se passe dans la mode aujourd’hui ?

La mode ne veut plus rien dire aujourd’hui. D’abord il y a deux grandes différences : la mode et le style. La mode - c’est quelque chose qui ne dure pas et le style c’est quelque chose qui durera toujours. Ça veut dire que la mode passe, mais le style reste. Par exemple : le style rock’n’roll a traversé le temps. La tunique, le caftan resteront car c’est un style. Par contre la mode occidentale qui les utilise non. Si j’étais professeur de mode ou de style, avec mon expérience, je dirais :  « Cultivez votre style et soyez moins mode. »

Et la mode à Paris ?

La mode à Paris c’est comme partout. Il y avait un style parisien, qui n’existe plus. C’était l’élégance que les Français « dosaient ». Contrairement aux Américains ou aux Anglais ils n’ont jamais été excentriques. La mode française était très forte dans les années 50-60. Après tous les grands couturiers, à part Yves St Laurent et Thierry Mugler, sont devenus des adaptateurs. Jean-Paul Gaultier a gardé le style français dans son chic et sa ligne, mais en même temps il s’est beaucoup inspiré, comme il le dit lui-même, des Anglais et de toutes les cultures. Aujourd’hui, je pense que la capitale de la mode c’est New York, parce qu’à New York on a inventé « la culture », en mélangeant la mode avec la musique. Ce qui n’a pas été le cas dans les autres cultures. Les Américains ont pu mélanger la rue, la musique et la mode.

Etes-vous d’accord avec la phrase : « Pour connaître la mode de demain il faut aller à Londres » ?

Tokyo peut-être aussi. Mais aujourd’hui Londres ne lance plus rien de très fort. Il ne faut pas exagérer.Les grands designers de mode doivent nous apprendre à être eux-mêmes et à ne pas cultiver la photocopie. Le designer de demain ? C’est celui qui aidera aux gens à s’aimer !

Posté par Anna le 08/12 à 01:10
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06 Dec 2006

Rencontre avec Annette Doisneau

Aujourd’hui, Annette Doisneau et Francine Deroudille, les filles de Robert Doisneau s’occupent de l’Atelier Robert Doisneau situé à Montrouge. Même si elles ne sont pas toujours d’accord, par exemple dans le choix des photos, elles veillent ensemble sur l’héritage photographique de leur père. Annette a accepté de me faire visiter l’Atelier.

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Racontez-moi le Paris de Robert Doisneau…

Mon père a toujours vécu en banlieue. Comme il habitait à Montrouge, aller à Paris était une démarche pour lui. Il s’y rendait chaque jour avec sa voiture puis il aimait marcher. Et contrairement à ce qu’on pense il passait beaucoup de temps à attendre pour prendre une photographie. S’il voyait un beau décor il se plantait là et il attendait. Tout ce qui l’intéressait c’était les contacts humains. Et il n’aimait pas voyager, aller à l’étranger, car il disait qu’il été « monolangue ». Pour lui Paris était le lieu où il aimait passer la plupart de son temps. C’était son plaisir.

Quelle est l’histoire de la photo « le Baiser de l’Hôtel de Ville » ?

C’est une histoire qui l’a beaucoup fait souffrir à la fin de sa vie. C’était une commande qui a été faite pour une agence américaine pour laquelle mon père a toujours travaillé. Le directeur lui a dit : « On a besoin d’un reportage sur l’amour à Paris, pour le magazine Life. » C’était en 1950. Mais ils ont convenu de prendre des figurants. Vous ne pouvez pas photographier les gens comme ça. Donc, il est allé dans une école de comédiens. Il a choisi un couple, et je tiens à dire qu’ils étaient fiancés à l’époque. Et puis il a fait cette photo et elle est parue dans Life avec d’autres photos sur l’amour à Paris. Et ce n’est pas du tout cette photo qui a été mise en couverture. Bien des années plus tard, dans les années 80, l’édition du Désastre a décidé de faire des posters, puisque c’était la mode, et cette photo a été choisie. Et là ça été un formidable succès. Dans le monde entier, tous les étudiants avaient acheté ce poster pour l’afficher dans leurs chambres. Et il y a un couple qui a fait croire que c’était eux. Et la dame, qui prétendait être sur la photo a décidé qu’elle allait attaquer ce couple et mon père. Donc, il y a eu un procès qui a duré dix ans. Et mon père est décédé juste avant. Mais nous avons voulu aller jusqu’à bout et nous avons tout gagné.

A-t-il travaillé pour des journaux parlant de mode ?

Oui, pendant 3 ans pour Vogue. Il n’aimait pas la mode. Pas du tout. Ça ne l’intéressait pas. Il a eu ce contrat parce que le directeur de ce magazine avait entendu parler de ce jeune photographe qui travaillait un tout petit peu dans les journaux. Après la guerre, il y avait énormément de journaux et tous étaient illustrés par des photos. Après il a travaillé pour un autre magazine Femme. Et il a eu beaucoup de demandes de portraits de couturiers et de chanteurs à la mode.

Photo : Annette Doisneau photographiée par son père a l’âge de 3 ans.

Posté par Anna le 06/12 à 05:58
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« Le Diable et l’Ange de la Mode»

«Le Diable s’habille en Prada » est un nouvel exemple d’adaptation d’un best seller du même nom. Ecrit par Lauren Weisberger, le livre évoque son expérience au magazine VOGUE où elle a eu comme patronne Anna Wintour – qui lui a servi de modèle pour son héroïne). C’est aussi la continuation du fameux thème des magazines «glamours» - épisodes de la série « Sex in the City » tourné par David Frankel où l’héroïne est aussi journaliste et écrit des articles pour un magazine. D’ailleurs cela devient de plus en plus à la mode d’adapter les best sellers, par exemple : « Da Vinci Code ».

image Ce film raconte l’histoire d’une jeune journaliste, Andy, (Anne Hathaway) ,une personne transparente qui a eu la chance de trouver un travail dans un magazine très chic où des millions de filles rêvent de travailler. Elle est intelligente, mignonne mais comparée à sa patronne, Miranda (Meryl Streep), elle ne comprend rien à la mode. Elle apprend vite, elle change son look et son caractère mais s’arrête juste à temps. Elle comprend qu’elle détruit sa vie de la même manière que Miranda a pu le faire avec sa propre vie. « Tout le monde veut être à notre place » dit Miranda, la rédactric en chef de RUNWAY à son assistante Andy. La phrase qui révèle le paradoxe des vies de la plupart de femmes d’affaires : un travail de rêve exigeant beaucoup de sacrifices.

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Dans ce film, le réalisateur souligne les problèmes des femmes modernes : la famille, la carrière, l’amour. Puis le sacrifice, elle travaille, fait une carrière et laisse l’amour en deuxième place. Un sujet dans l’air du temps.
« Le Diable s’habille en Prada » est une comédie dramatique qui mêle des scènes romantiques et en même temps humoristiques. Comme la plupart des films de la « Fox», il nous détend, nous remonte même le moral. Un bon film pour passer une soirée en famille ou à deux.
En résumé: un film sympa, divertissant, plein d’humour et de tendresse à la façon Hollywood.

Posté par Anna le 06/12 à 05:45
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05 Dec 2006

Exposition Robert Doisneau

« Mes photos étaient comme une preuve que ce monde peut exister »
Novembre. Le mois de la photo à Paris. Hôtel de Ville. Salle Saint-Jean. Exposition Robert Doisneau. Une petite salle qui raconte l’histoire de Paris en 30 minutes.

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« Paris en liberté » nous parle de la capitale française d ‘hier. Les réactions et émotions des gens, l’amour, la mode, les bars : tout est là. Tous les clichés, la vie quotidienne des Parisiens.
« Le monde que j’essaye de montrer était un monde où je me serais senti bien, où les gens seraient aimables, où je trouverais la tendresse que je souhaite revoir » disait Robert Doisneau.
Ce qui est intéressant ce sont aussi toutes les photos ne sont pas exposées. Ce sont les enfants de Doisneau qui ont fait le choix : Francine Deroudille et Annette Doisneau, qui s’occupent de l’ancien Atelier de leur père. L’idée de faire cette exposition revient à la Mairie de Paris.
Les thèmes principaux sont intéressants pour des gens de générations différentes. Ces photos sont douces et pleines de souvenir. En sortant on voit des gens sourire et on se sent plein d’énergie. C’est une exposition de mémoire pour les gens âgés, de découverte pour les jeunes et d’intérêt pour les touristes.
« … On se sent riche qu’il vous vient l’envie de partager avec les autres une trop grande jubilation.
Le souvenir de ces moments est ce que je possède de plus précieux. Peut-être à cause de leur rareté. Un centième de seconde par ici, un centième de seconde par là mis bout à bout, cela ne fait jamais qu’une, deux, trois secondes chipées à l’éternité ».

Posté par Anna le 05/12 à 06:06
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Paris, capitale de la mode ?

Bienvenue ! Welcome ! Willkommen !

Mon blog parle de la mode à Paris. Je suis une jeune Russe venue à Paris pour explorer un des thèmes qui passionne des millions de gens dans le monde entier. La mode, comme la musique, évolue de génération en génération, mais demeure un sujet de polémique.

imageMon intérêt est de comprendre la mode aujourd’hui dans la capitale française. J’ai entendu dire que la capitale française n’était plus la capitale de la mode. Il est vrai que beaucoup de maisons de haute couture ont été créées ici. La période des défilés à Paris est toujours un moment très attendu. Mais où sont les nouveaux noms ? Les nouvelles maisons ? Les jeunes créateurs s’installent-ils à Paris ? Et si la nouvelle capitale de la mode était Londres, New York ou Milan ? Qui occupera la scène de demain et continuera d’épater le public ?
Je vais tenter de faire un bref retour dans le passé, interviewer des gens du milieu de la mode pour comprendre et essayer d’analyser ce qui se passe actuellement. J’attends aussi vos commentaires.

Posté par Anna le 05/12 à 01:47
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