Anastasia

Dacha


Interviews

03 Dec 2006

Marie, une vraie Parisienne

Comme je voulais en savoir plus sur la Parisienne, il me fallait trouver une femme née à Paris. Donc, j’ai donné un rendez-vous à une amie de Ulia. Marie a 34 ans. Elle travaille et habite Paris. Elle n’a pas d’enfants, mais un amoureux.

imageNous avons décidé de nous rencontrer dans le centre. Par hasard, mes poches étaient vides. J’avais oublié de prendre mon argent. A cause de cela, je me suis sentie un peu nerveuse. Mais, quand j’ai vu Marie, j’ai oublié tous mes problèmes. Elle m’a paru si chaleureuse et ouverte !
Marie m’a proposé d’aller dans un café, ajoutant que c’est elle qui invitait. Donc, nous nous sommes installées dans le petit café près de la station de métro « Châtelet » et j’ai commencé à l’observer.
Sa bague en or brillait sous la lumière. Ses vêtements, au contraire, étaient assez simples. Pull gris et jupe noire. Sans coiffure. Pas de rouge aux lèvres. Marie souriait comme une enfant et semblait vraiment contente de notre rencontre ! Nous avons commencé à parler…

Est-ce vrai que Paris est la ville de tous les amoureux ou est-ce un cliché ?
Bien sûr, c’est un cliché ! Paris est une ville comme toutes les autres. Les Français croient qu’à Saint- Pétersbourg le romantisme est dans les « nuits blanches ». C’est pareil.
Donc, les Parisiennes ne mènent pas une vie pleine de romantisme ?
Pas du tout ! Elles travaillent très dur. Elles s’occupent de leurs enfants, elles n’ont guère de temps pour les rencontres amoureuses. « Métro, boulot, dodo » - c’est exactement ça.
Je suis à Paris depuis deux semaines, mais je vois déjà que les gens semblent plus fermés qu’à Moscou. Parmi les Parisiennes, est-ce pareil ?
Je pense que les femmes françaises sont plus ouvertes qu’en Russie. Nous pouvons discuter librement de tout ce que nous intéresse. Même des questions les plus intimes.
Comment est la Parisienne ? Belle, élégante ?
Cela dépend de l’arrondissement en fait. Dans le 16e, on peut voir des femmes assez chics et élégantes, habillée en Prada et Gucci. Dans le Quartier Latin il y a des étudiantes, qui s’habillent plus simplement. En tous cas il n’existe pas une Parisienne. Nous sommes toutes différentes.

Voilà. C’était l’opinion d’une vraie Parisienne. Je n’en étais pas contente, j’étais étonnée. L’image que j’avais dans ma tête avait maintenant disparu. Que faire ?!Il fallait que je continue mes recherches.

Posté par Dacha le 03/12 à 08:17
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02 Dec 2006

Ulia, russe et parisienne !

Je suis allée chez mes amis russes qui habitent Paris depuis vingt ans. Ulia travaille comme architecte et rénove des bâtiments anciens. Son mari Gleb s’occupe d’art contemporain. Dans cette famille de créatifs, il y a deux enfants, une fille et un garçon, qui ne se sentent ni parisiens, ni russes mais français.

imageJ’ai proposé à Ulia de donner sa description d’une Parisienne. Elle a souri, se souvenant de ses premières impressions quand elle est arrivée à Paris. Etant encore étudiante, elle travaillait comme baby-sitter chez une Parisienne, une femme très occupée. Comme Ulia est tombée amoureuse de la vie parisienne, elle a pris la décision de s’y installer. Après avoir terminé ses études de français à la Sorbonne, elle s’est plongée dans l’architecture dans une entreprise française. Elle s’est retrouvée dans un entourage plutôt féminin.

« C’était un peu difficile au début, raconte-t-elle, les femmes m’ont paru très différentes des Russes. Ce qui m’a beaucoup étonné, c’est la discrétion dans les conversations. Les femmes ne parlaient que “de leurs travaux, de leurs vêtements”.  Je me sentais très gênée. Mais, comme j’ai trouvé du travail, il me fallait poursuivre mon chemin à Paris. Pour l’instant je n’ai que mon mari comme vrai ami, avec qui je peux partager mes pensées et mes sentiments. Parmi les femmes françaises, j’ai une seule amie Marie, mais, franchement, elle est assez secréte pour moi. En Russie, on avait des soirées, appelées « devichnik », où l’on se réunissait chaque semaine chez une de nos amies. Nous discutions de nos problèmes et de nos sentiments sans rien cacher. A Paris il n’existe pas ce genre de choses, il me semble et je m’ennuie beaucoup sans mes copines russes.

Je remercie Dieu, parce qu’au travail, il y a une femme russe. C’est une soutien pour moi, Vlada me comprend mieux que les autres. J’adore Paris, mais il me manque toujours mes amis russes ».

Même si Ulia souffre un peu de l’ambiance féminine à Paris, elle m’a paru contente de sa vie. Peut-être Ulia veut-elle sembler forte ou tient-elle à me présenter Paris comme un endroit chaleureux ?

Posté par Dacha le 02/12 à 05:32
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