Pygmalion et Galatée 2
Trocadéro. Tombée de la nuit. La pluie comme miroir de beauté antique, d’or et de solitude.
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Trocadéro. Tombée de la nuit. La pluie comme miroir de beauté antique, d’or et de solitude.
Dans le 2ème arrondissement le petit marché de la rue de Choiseul est un coin de convivialité commerciale. Les vendeurs et les vendeuses font l’éloge de leurs denrées, proposent de déguster du vin, du pain, des olives, des fromages ; ça sent bon et ça brille. Un vrai paradis des plaisirs simples qui ne coûtent pas trop cher. C’est leur attitude qui a de la valeur: des bonshommes qui prennent soin de leurs petits fruits et de leurs petits légumes
Entre le Pont des Arts et le Pont Neuf, les artistes se réchauffent par les couleurs vives tandis que le temps laisse à désirer. Après une demi-heure de conversation en français sur des sujets abstraits avec Adamia Emelian (Rezo) – le peintre qui est sur la photo - je découvre qu’il parle russe. Evidemment, on prolonge notre discussion autour d’un pot à la Cité Internationale des Arts au nom de notre rencontre et de son amitié avec le cinéaste Otar Iosseliani dont il est fier.
C’est de notre enfance que nous vient cette amitié pour les «trois mousquetaires». Peu importe s’ils sont trois, cinq ou plus. Dans la cour du Palais Royal les garçons comme des moineaux sur une branche réfléchissent à leurs exploits.
Quand il pleut les chanceux sautent dans les autobus, les aventuriers voyagent à bicyclette et les courageux vont à pied. En revanche les couleurs deviennent douces, prennent des tons pastels.
A la pointe de L’île de la Cité une main généreuse nourrit un moineau désinvolte. La première fois j’ai été émerveillée par son courage. Le lendemain, je me suis fâchée contre un autre moineau ayant sauté vers mon panini et volé un morceau de fromage de chèvre sans aucune invitation.
Sur les marches du SACRÉ-CŒUR en début d’après-midi, des enfants regardent le spectacle d’un clown qui leur fait peur plus qu’il ne les amuse.