Anastasia

Ekaterina


Expositions gratuites

05 Dec 2006

Cabu : reporter en dessins

La première exposition personnelle de Cabu organisée par la Mairie de Paris propose en accès libre de faire connaissance avec Paris en caricature.

image L’exposition couvre six thèmes : Paris La Seine, Paris Pouvoir, Paris en Scène, Paris Villages, Paris Patrimoine et Paris La Rue. Tous les dessins sont exposés sur de grandes tables-vitrines. Les nombreux visiteurs sont parfois obligés d’attendre patiemment pour pouvoir s’en approcher puisqu’il faut du temps pour bien lire et examiner chaque expression de visage, chaque nuance de costume, chaque pierre de bâtiment saisis par Cabu. Il fait un portrait outré de Paris qu’il aime à sa manière, Paris du quotidien, vieux Paris nostalgique. «Ce qui m’intéresse [à dessiner] c’est les gens, surtout, et les vieilles pierres. Les nouveaux quartiers sont aussi faciles à dessiner qu’ennuyeux, ce qu’on en tire n’est pas joli du tout ».

Jean Cabut est né le 13 janvier 1938 à Châlons-sur-Marne. Ses cahiers d’école étaient déjà rayés de croquis parmi des formules chimiques. A 15 ans, le jeune artiste fait trois dessins par semaine pour le quotidien régional l’Union de Reims. Ça fait déjà 50 ans qu’il exerce sans fatigue ce métier de « journaliste en dessin ».

Cabu n’utilise jamais l’ordinateur, ni d’appareil de photo. Il se contente d’une plume et d’un flacon d’encre de Chine pour faire ses « reportages » caricaturaux à la poursuite d’un moment fugitif.


Posté par Ekaterina le 05/12 à 03:22
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Maître de l’instant

image « Le monde que j’essayais de montrer était un monde où je me serais senti bien, où les gens seraient aimables, où je trouverais la tendresse que je souhaite recevoir. Mes photos étaient comme une preuve que ce monde peut exister ».

Robert Doisneau est l’un des plus grands photographes français de XXème siècle. L’exposition gratuite de ses œuvres à l’Hôtel de ville nous propose de faire une promenade dans Paris à travers son regard.

La cible principale de son objectif a toujours été Paris. Doisneau était un connaisseur sans pareil de ses coins retirés, ses banlieues, ses faubourgs. Il photographiait les gens, les voitures, les maisons, mais son appareil arrachait les sentiments, les humeurs, les émotions, les changements à peine remarquables de l’apparence de la ville. Pour lui Paris n’était pas seulement une ville, mais presque un être humain avec son âme, son caractère et son destin…

Le talent de Doisneau impressionne par sa capacité à saisir les instants fugitifs. Il n’est jamais fatigué d’observer à travers son objectif ce spectacle interminable de la vie qui nous entoure. Jour après jour il a photographié les gestes de personnes inconnues dans des situations quotidiennes.

L’agitation du marché aux puces. Un enfant enlacé avec son chien couchés sur une place. Une femme avec un petit bouquet de mimosa devant elle. Un homme sous la pluie qui protège soigneusement son contrebasse avec un parapluie. L’objectif de Robert Doisneau capte la respiration d’un couple qui s’embrasse et le rythme des gens qui dansent sous l’accordéon, mais il ignore par principe l’architecture parisienne typique. « Toutes ces agences bancaires, tous ces immeubles en verre, toutes ces façades en miroir sont la marque d’une architecture du reflet. On ne voit plus ce qui se passe chez les autres et on a peur de l’ombre. La ville devient abstraite. Elle ne reflète plus qu’elle-même ». Tel est le constat du photographe sur les changements de la ville la plus photogénique au monde. Les reflets en noir et blanc qu’il nous fait partager dans ses œuvres sont les traces précieuses d’un temps malheureusement disparu.


Posté par Ekaterina le 05/12 à 03:06
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