Anastasia

Galina


07 Dec 2006

Qu’est-ce qui se dit dans les rues sur la pub ?

Pour en savoir plus, aujourd’hui je me suis adressée aux gens dans les rues et dans le métro avec trois questions : « A quoi vous fait penser le mot « pub » ?, «Est-ce que la pub vous irrite ? » et «Dans quelle mesure vous sentez-vous influencé par la pub ?» Finalement deux tendances se sont révélées : « neutre » et « radicale ». Si la plupart des interrogés pensent qu’il y a trop de pub partout, ils acceptent pourtant la pub bien faite et surtout celle qui concerne les événements culturels. 

imagePaul, peintre, 26 ans, dit que le mot « pub» lui fait penser à la «communication» et à «Internet». Pourtant elle ne l’irrite pas car «elle sert à informer». 

«Y’ a pas grand chose qui me dérange dans la publicité, dit Marie, 38 ans, qui s’occupe de marketing. Les photos de violence et des choses comme ça me sautent moins aux yeux que des femmes complètement dévêtues pour la pub de sous-vêtements. Pour les enfants je trouve que c’est moyen. En fait, le métro, vous voyez, c’est un peu triste. Donc si la pub est en couleur, s’il y a des affiches pour un film qui sort, c’est très bien».

François, professeur de 53 ans: «Les affiches, les couleurs, la réalité. Dans les rues, ça va, mais à la télé c’est parfois un peu gênant. Qu’on le veuille ou pas, on est manipulé par la publicité. On vit dans une société de consommation et la pub, c’est le seul moyen de faire vendre et faire marcher l’économie».

«Quand je regarde la télé, j’ai l’impression d’être traitée comme un objet à qui on peut tout vendre, dit Edith, étudiante en faculté de sport, 20 ans. Mais la pub ne m’influence pas : j’ai envie de choisir moi-même».

Guillaume, vendeur de CD, 30 ans: «La pub me fait penser à l’envahissement. L’espace public est devenu monopolisé par de grandes sociétés: sur les bus, sur les murs, partout… On ne peut pas tourner la tête à Paris sans tomber sur une sollicitation publicitaire. Evidemment les pubs qui paraissent nulles et inefficaces ne sont pas celles qui sont ciblées pour nous. Mais, ça travaille sur le cerveau».

Caroline, 68 ans est maintenant à la retraite et s’occupe de la mission humanitaire en Niger: «Manipulation. Et je trouve ça très triste. L’influence est automatique et inconsciente».

«Je trouve ça dommage qu’il n’y a pas de pub pour les associations humanitaires, comme celles contre le SIDA ou «la Croix rouge», estime Cédric, un responsable-adjoint du magasin de costume, 25 ans. On n’aide pas son prochain».

L’opinion la plus optimiste était celle de Nick, antiquaire américain de 60 ans, qui vient souvent à Paris. «En France j’adore la publicité, estime-t-il. A Paris beaucoup plus d’affiches sont consacrées à la culture. Par exemple, chez nous, aux Etats-Unis, il n’y a pas presque pas du tout de pub des musées». 

Posté par Galina le 07/12 à 07:10
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