Nicolas Sarkozy plébiscité
par Tahar Fattani
La France a dévoilé le visage de son nouveau président. Nicolas Sarkozy a été « plébiscité» avec 53% des suffrages des Français, la candidate socialiste Ségolène Royal est décrochée avec 47%.
Après l’effort c’est le réconfort pour Nicolas Sarkozy
La victoire du candidat de l‘UMP n’est pas une surprise, mais une confirmation. Tout au long de la campagne, Nicolas Sarkozy a émergé comme favori et fait la course en tête des sondages. Il vient de confirmer son statut. Les hommes politiques et les spécialistes de la scène politique française l’avaient pressenti.
Plusieurs facteurs expliquent cette victoire de l’homme de la droite. Le débat télévisuel du 2 mai a consolidé la position de l’Umpiste. Il a, sans aucun doute, bouleversé en sa faveur les intentions de vote. Sa manière de voir les choses et d’expliquer son programme a séduit le plus grand nombre des 20 millions de téléspectateurs qui avaient suivi la confrontation.
Quelques éditorialistes ont estimé que Sarkozy, avait alors traité le fond des problèmes et proposé des solutions concrètes. Cela contrairement à sa rivale qui avait «survolé les sujets».
Sarkozy avait aussi axé ses propos sur la « réhabilitation du travail » et la lutte contre l’immigration clandestine, promettant de « rassembler les Français». La candidate socialiste quant à elle, avait fait des problèmes sociaux son cheval de bataille. Elle s’était notamment attaquer à son concurrent accusé d’être un ennemi des immigrés.
Arithmétiquement, le candidat de la droite a bénéficié d’un apport de sympathisants des autres partis. Notamment de l’extrême droite et du centre. Il passe ainsi de 31,5% au premier tour à 53% au second, soit 21 points de plus. Les 13% des voix de l’extrême droite ont visiblement pesé lourd dans ce deuxième tour. Les militants de Villiers et de Jean-Marie le Pen auraient voté Sarkozy à 63 % selon les premières estimations.
C’est d’ailleurs un revers pour le chef du Front national qui avait appelé ses troupes à «s’abstenir massivement» au second tour de la présidentielle, en qualifiant Nicolas Sarkozy d’« illusionniste» : le taux élevé de la participation, plus de 84%, prouve que l’appel du leader de l’extrême droite n’a pas été écouté.
Quant à l’électorat de François Bayrou, 40 % se seraient reportés sur Nicolas Sarkozy, 38% pour Mme Royal, les autres s’abstenant. Et un bon nombre de députés UDF ont rejoint les rangs de l’UMP : le leader centriste aura, si ces chiffres se confirment, beaucoup de mal à concrétiser son projet de nouveau parti, le « Mouvement démocrate ».
Le taux de participation, 84%, témoigne de belle manière la réconciliation des Français avec la politique. Un score qui confirme celui enregistré au premier tour (83,77 %). C’est aussi bien qu’en 1981
Photo:D.R
Tout chaud tout frais • (1) Commentaires •
Plutôt Ségolène
par La rédaction
Le Soleil de Dakar estime pour sa part que « le duel télévisé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se poursuit encore à distance » Ainsi, par radios interposées, le candidat de l’Ump, Nicolas Sarkozy, s’est dit “ un peu étonné par une forme d’agressivité ” de son adversaire tandis que Ségolène Royal a comparé Nicolas Sarkozy à “ un enfant jouant la victime ”.
Se basant sur son micro-trottoir, le journal rapporte que « les avis sont divers mais généralement favorables à la candidate de gauche ». Toutefois, conclut Le Soleil, « la vérité sortira des urnes dimanche soir et l’on saura alors qui de “ La France Présidente ” ou du Président issu de l’immigration succédera à Jacques Chirac ».
“Partie avec des préjugés plus ou moins défavorables, donnée pour laminée face au redoutable Sarkozy, Ségolène Royal aura donc prouvé qu’elle n’est pas femme à se laisser désarçonner. Mieux, dès l’entame du “match”, elle prend les devants, pousse plus loin en faisant montre d’une pugnacité qu’on ne lui connaissait pas encore, ce qui ne manque pas d’agacer, par moments, son rival de l’UMP. Elle n’est visiblement pas venue les mains nues et, pour elle, la meilleure façon de se défendre, surtout dans sa position de challenger, c’est d’attaquer et toujours attaquer. Ségolène Royal a assurément surpris.”
Revue de presse, revue de web • (1) Commentaires •
débat, encore débat!
par Raya Zelimova
«De ce duel verbal, les Français attendaient beaucoup. Les partisans de Nicolas Sarkozy escomptaient que leur leader, excellent politicien, infligerait facilement un knock-out à sa rivale», commente le quotidien moscovite «Rossiyskaya gazeta
«Quant à Ségolène Royal, ses sympathisants aussi attendaient un miracle, que la socialiste casse la tendance à la chute de sa cote de popularité. Mais à en juger par les réactions du public, les espoirs ni des uns ni des autres ne se sont accomplis. Les observateurs impartiaux sont unanimes à estimer qu’aucun des deux n’a réussi à remporter la victoire destructrice.
Probablement, Mme Royal a toutefois réussi à réduire la distance avec son adversaire, conclut «Rossiyskaya».
Revue de presse, revue de web • (1) Commentaires •