Philippe de Villiers, le croisé des temps modernes
Né en 1949 en Vendée, marié et père de 7 enfants, le président du Mouvement pour la France a obtenu 4,75% de suffrages en 1995 et un peu moins en 2002. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’École Nationale d’Administration (ENA), président du conseil général de Vendée et député européen, c’est le plus conservateur des candidats : complètement fermé à l’Europe et aux étrangers, c’est un Croisé des temps modernes, résolument anti musulman.
Dominique Voynet est née en 1958, à Montbéliard dans le Doubs. Sénatrice de la seine Saint-Denis pour les Verts depuis 2004, elle a été auparavant la plus jeune ministre du gouvernement de Lionel Jospin en 1997 (aménagement du territoire et environnement). Elle a activement participé aux négociations sur les protocoles de Kyoto. Pour ces élections présidentielles 2007, le creux de vague dans lequel se trouve son parti, dépossédé de son créneau environnemental, la force à étoffer un programme et un discours, qui ne peuvent plus avoir quasi exclusivement comme base la défense de l’environnement.
C’est une première pour le candidat de l’UMP qui est pour l’heure le favori de tous les sondages. Avec trois longueurs d’avance sur sa rivale, Ségolène Royal, l’ex-ministre de l’Intérieur voit grand. Né le 28 janvier 1955, dans le XVIIe arrondissement de Paris, M. Sarkozy est juriste de formation. Sa carrière politique, il l’a entamé en 1974 en adhérant à l’Union des démocrates pour la République (UDR). Deux ans plus tard, il rejoint le Rassemblement pour la République (RPR). Homme politique rusé, Sarkozy a participé activement à l’élection ou à la réélection à la présidence de plusieurs candidats de la droite, avant de décider d’entrer en personne dans la compétition. Pour cela, il a fallu d’abord prendre la tête de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), en 2004.
Lui aussi est socialiste, mais il ne bénéficie pas du soutien du PS qu’il a quitté en juillet 2003. Il est soutenu par le parti des travailleurs, une organisation troskyste. Gérard Schivardi, 57 ans, a beaucoup fait parler de lui avant le lancement officiel de la campagne électorale pour la présidentielle du 21 avril prochain. Il s’est présenté comme candidat « de » maires et il a soulevé l’ire de ces derniers. Ses rivaux, notamment Ségolène Royal, l’ont vivement critiqué. Membre du comité national pour la reconquête des services publics, Gérard Schivardi se montre prêt à défendre l’intérêt des communes contre l’intercommunalité forcée. Né le 17 avril 1950 à Narbonne, M. Schivardi demande la rupture avec l’Union européenne et s’engage à réaliser cet objectif une fois élu premier magistrat de France.
Agé de 39 ans, Nihous est né à Valenciennes et est juriste de formation. Le candidat de chasse, pêche nature et tradition est député européen depuis 1999, à la demande de son président Jean Saint Josse, dont il a dirigé la campagne en 2002. Il se veut le rassembleur de ceux qui « considèrent que leur environnement et leur culture se dégradent sans cesse » et son programme s’articule autour de l’environnement et de l’identité culturelle.
Née en 1953 à Dakar, la compagne de François Hollande, l’homme fort du Parti Socialiste, est depuis quinze ans la députée des Deux-Sèvres et la présidente de la région Poitou-Charentes. Sous Mitterrand, elle a occupé le poste de ministre de l’Environnement (1992 à 1993), puis celui de l’enseignement scolaire. Sous Jospin, de 1997 à 2002, elle a été chargée de la famille de l’enfance et des personnes handicapées sous Jospin de 1997 à 2002. Promue candidate du PS suite à une élection interne au parti, elle prolongera ce sens démocratique en interpellant les Français dans différents débats participatifs dans toute la France.
Il rentre dans sa cinquième bataille électorale en vue d’accéder à l’Elysée. À 79 ans, Jean-Marie le Pen espère que cette fois sera la bonne. Né le 20 juin 1928 à la Trinité sur Mer dans le Morbihan, le chef de file de l’extrême droite française possède un palmarès politique étoffé. Diplômé d’études supérieures de sciences politiques et licencié en droit, M. le Pen a gravi rapidement plusieurs échelons. Ayant fondé, en décembre 1972 le Front National (FN) qu’il préside toujours, Jean-Marie le Pen est le doyen des candidats à la présidentielle. De sa première candidature en 1974 au prochain scrutin, le candidat du FN a réalisé des résultats surprenants : 0,74% en 1974, 14,38% en 1988, 15% en 1995 et 16,86 au premier tour de la présidentielle de 2002 et 17,94 des voix au deuxième tour de la même échéance.
Née en mars 1940 dans une famille populaire des Lilas (Seine-Saint-Denis), Arlette Laguiller mène sa cinquième candidature au poste suprême pour le compte du mouvement troskyste Lutte Ouvrière. Elle franchit la barre des 5% pour la première fois lors de sa troisième participation en 1995. Conseillère municipale des Lilas de 1995 à 2001, elle est parallèlement conseillère régionale d’île de France (1998-2004) et députée européenne (1999-2004). Cette campagne s’annonce comme sa dernière sortie politique après plus de 30 ans de lutte “contre le capitalisme”.
Né en 1953 à Bordeaux, le rebelle Bové se fera très tôt remarquer en refusant de se soumettre au service militaire. Figure de proue de la confédération paysanne, il lutte contre la production des OGM (Organismes génétiquement modifiés) et pour une agriculture plus respectueuse de la nature. Son combat s’est étendu à la cause alter-mondialiste et il résolument opposé à la “forme ultra-libérale actuelle de l’OMC (Organisation modniale du commerce). Pour cette première participation à une élection présidentielle, il encourt parallèlement une peine de prison suite au saccage d’un champ de maïs transgénique.
Née le 7 mai 1949 à Sceaux dans les Hauts-de-Seine, Marie-Georges Buffet est secrétaire nationale du PCF depuis le 31e congrès en octobre 2001, et a été réélue lors du 33e congrès en mars 2006. Elle axe notamment son programme sur une meilleure intégration des salariés dans les instances décisionnaires des grandes entreprises françaises, afin de lutter contre les délocalisations sauvages.
Né en 1974 à Levallois Perret, il fourbit son combat contre le capitalisme dès 14 ans en intégrant SOS racisme. Il intègre ensuite les jeunesses communistes révolutionnaires puis à la ligue en 1991. Pour cette deuxième présentation à l’élection présidentielle, Olivier Besancenot fait de son cheval de bataille l’inégale répartition des profits énormes des entreprises.