Étonné par le «scénario triangulaire» de ces élections et par l’implication de leurs vies personnelles dans la campagne, lkapital étudie cette «pipolisation complètement assumée par les trois candidats». Et verse dans la psychanalyse pour expliquer. L’auteur Vladi Nikolov, est persuadé que «Ségolène puise ses convictions et ses forces dans l’épreuve de son enfance et dans un milieu familial où la femme était systématiquement rabaissée”. Quant à Bayrou, «il bégayait lorsqu’il était enfant. Un handicap qu’il dit avoir surmonté grâce la poésie, essentiellement du Paul Eluard, qu’il lisait dans le grenier de la maison paternelle. Lorsqu’il prend lui-même la plume, l’écrivain Bayrou n’est jamais très loin du candidat Bayrou : une biographie d’Henri IV, un roi rassembleur tout comme il ambitionne d’être, et un livre sur l’état de la France, devenu rapidement un best-seller». Le portrait est plus rapide pour Sarkozy : «Il est beaucoup plus monolithique, surtout lorsqu’il incarne un ministre de l’Intérieur sans compromis. Depuis peu, il n’hésite pourtant pas à mettre en avant sa complexité. Les menaces et les injures qu’il proférait lors des troubles dans les banlieues de 2005 - le fait de la «racaille» selon lui - se sont éclipsées au profit de l’amour qu’il porte aux uns et aux autres, et surtout à la France. «J’ai changé», n’a-t-il de cesse de répéter depuis le début de l’année».
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