Anastasia

Sophie


07 Dec 2006

L’odeur du fallafel, une invitation à la rencontre…

Le fallafel, le shawarma… Ces plats servis en restauration rapide sont loin de résumer la gastronomie orientale.

imageVous trouverez dans la rue des Rosiers, mais aussi dans de nombreux quartiers parisiens, une multitude de points de restauration rapide. Vous aurez le choix entre manger assis, en terrasse quand vient l’été, ou debout si vous souhaitez flâner dans les rues.
Manger ainsi est une moyen propice à la rencontre. On peut entendre les discussions, voir des enfants manger goulûment des pâtisseries, apercevoir de jeunes couples parmi leur bande d’amis et s’imprégner d’une atmosphère conviviale.

Hormis ces plats rapides, la cuisine orientale est extrêment variée, se déclinant sous plusieurs couleurs et dans de nombreux pays comme l’Algérie, la Tunisie, le Maroc mais aussi Israël où est né un renouveau culinaire composé de produits frais provenant des kibboutz.

Posté par Sophie le 07/12 à 03:31
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… Ambre, juive parisienne

Ambre a tout juste 18 ans et déjà une idée bien précise du monde dans lequel elle vit. Etudiante en première année à l’école supérieure de journalisme de Paris, elle va m’ouvrir les portes de l’univers de la communauté, et plus particulièrement, celui de la jeunesse des 18-25 ans.

imageAmbre vit à Paris. La plupart de ses amis sont juifs. Elle parle de sa religion de façon très simple et ouverte. Mais parfois, elle ne se reconnaît pas dans la communauté juive, quand, “le juif est perçu comme une mode ou un état d’esprit auquel adhérer...” Les jeunes qui s’affirment comme juifs par des signes extérieurs de richesse et par une attitude parfois désinvolte portent le surnom de “Chalala”. Cette minorité est loin de représenter la communauté dans son ensemble, et pourtant, celle-ci est souvent assimilée à ces jeunes. Ambre a beaucoup de choses à dire, ne serait-ce que sur “l’amalgame que font juifs et non-juifs entre religion et communauté”. La religion est très personnelle, tout comme la façon de la pratiquer. La communauté c’est un ensemble de fidèles appartenant à la même religion et souvent aux même valeurs morales. Ce qui ne signifie pas que tous partagent les même opinions et la même façon d’affirmer leur judaïsme.
L’étudiante me révèle que lors d’une discussion entre amis, “le sujet récurrent est l’antisémitisme qui existe bel et bien. Souvent, les jeunes désirent partir à l’étranger pour quitter le système français”. Malgré cela, Ambre n’a “ni honte d’être Française, ni honte d’être juive”.
C’est très discrètement qu’elle se projette dans un avenir lointain, où elle m’avoue que son “insertion dans la communauté l’aidera à trouver un mari juif pour fonder une famille sur les valeurs de la Torah”, mais qu’elle inculquera à ses enfants une “éducation libérale” et leur donnera l’intelligence de regarder le monde dans lequel ils évolueront.
Pour clore cet entretien, la jeune Israëlite pense qu’il est nécessaire que les pensées intelligentes de la communauté se réunissent plus souvent pour donner une autre image de celle-ci et l’ouvrir davantage au monde. Ambre aime la pondérance et l’équilibre et “condamne tout ce qui est trop extrêmiste, de quelque forme que ce soit.”

Posté par Sophie le 07/12 à 03:18
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06 Dec 2006

Hum… le fameux fallafel !

Le fallafel, mets oriental très apprécié par l’ensemble de la communauté, se mange soit en pita (pain rond et fin dans lequel on glisse de la nourriture), soit en assiette.

imageIl ne faut pas s’inquiéter si l’on a l’impression que la pita ne se vide jamais malgré nos bouchées voraces. Sa consistance est digne d’un vrai repas.
Si vous souhaitez vous improviser cuistot comme chez l’As du Fallafel (rue des Rosiers), voici quelques ingrédients à ne pas oublier :
-Pita
-Fallafel (boulettes de légumes et de pois chiche frits)
-Houmous, tehina
-Tomates, concombre, aubergines (à cuisiner à la poêle), chou rose et vert.

Je vous laisse à vos fourneaux…

Posté par Sophie le 06/12 à 11:09
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Le Temple sacré

La synagogue est le lieu de prière où se réunissent tous les fidèles.

imageIls sont tenus d’y aller tous les jours, mais la plupart des juifs traditionnalistes s’y rendent pour l’office du Shabbat et des principales fêtes religieuses. Les hommes et les femmes prient séparément à l’intérieur de la synagogue, sauf pour les plus libéraux qui peuvent être mélangés. Dans ce Temple, les hommes acquièrent leur “majorité religieuse” au cours de leur Bar-Mistva, les jeunes mariés reçoivent leur Ketouba de mariage (certificat) et dans une période de deuil, les fidèles s’y réunissent pour élever l’âme du défunt. 

Posté par Sophie le 06/12 à 07:35
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Sous la protection de la Mezouza

La Mezouza est un objet de culte très précieux et hautement symbolique dans l’histoire du judaïsme.
Au delà de l’aspect symbolique, il incombe à celui qui embrasse ces deux rouleaux de parchemin de se conformer aux lois de la Torah.

imagePosée sur tous les pans de portes d’une maison, hormis la salle de bains et les toilettes, il est de coutume d’embrasser celle-ci en entrant ou en sortant d’une pièce.
Aussi bien présente chez les plus religieux que chez les traditionnalistes, la Mezouza fait partie intégrante du quotidien et permet visuellement d’identifier une demeure comme appartenant à une famille juive.
Ces deux rouleaux de parchemin sont la plupart du temps insérés dans un étui de bois ou de verre. La beauté de la Mezouza n’entre pas en considération dans ses vertus protectrices. Il en existe aujourd’hui de toutes tailles et de tous matériaux.

Posté par Sophie le 06/12 à 01:30
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05 Dec 2006

… un jeune Israélien à Paris

Julien a vingt deux ans et vit en Israël. Il y a six mois, le jeune Français décide de suivre un programme organisé par l’Etat d’Israël appelé l’Alyah. Mis en place par l’Agence Juive, ce programme de “montée en Israël” donne droit à tout Juif, désireux de revenir à ses origines, d’obtenir la nationalité israélienne dès son arrivée sur le sol de l’Etat Hébreu. Il m’est apparu intéressant de demander son avis sur la communauté juive à un jeune homme qui a quitté la France, son “pays natal”, pour Israël, le “pays de ses ancêtres”.

imageJulien provient d’une famille juive traditionnaliste. Le jeune homme me confie qu’il avait envie de faire son Alyah depuis ses quinze ans. Elevé dans un cadre scolaire laïque, mais intégré dans la communauté juive, il n’en a pas toujours partagé les opinions. Il est fier de son judaïsme et le revendique, mais “en gardant une certaine réserve, une certaine discrétion”. Proche de sa religion, il ne se reconnaît pourtant pas dans certaines pratiques religieuses qui visent au regroupement collectif, non par conviction mais par communautarisme. Son approche de son judaïsme est “très personnelle et ne regarde personne.”
“En France, lance t-il, on pratique la religion pour se sentir appartenir à une communauté. En Israël, c’est parce qu’on ressent réellement l’envie de le faire”. Et pour conclure sur le sujet, il ajoute, en me regardant dans les yeux, “En France, c’est une obligation de pratiquer pour s’intégrer dans un pays laïque au sein de la communauté. En Israël, ce sont les fondations du pays.”
Il admet ensuite que le “non-Juif peut être rejeté par la communauté”, une attitude à laquelle il se refuse d’adhérer. Ouvert au monde et curieux, il perçoit de la plupart des Juifs un besoin de se réaliser dans l’enceinte de la communauté. Aprés réflexion, il ajoute que “même les rabbins parlent peu du monde éxterieur”.
“Il y a nous, puis les autres, constate-t-il. Ce discours est à changer. En France, il est impossible et contraignant de limiter uniquement sa vie à la religion.”

Posté par Sophie le 05/12 à 07:14
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Premiers pas vers la communauté juive de Paris

C’est sur la ligne 1 du métro parisien que vous pourrez vous arrêter à la station “Saint Paul, Le Marais”.
Noyau de l’effervescence de cette communauté, je me suis dirigée vers la rue des Rosiers, regardant tout autour de moi. Certains hommes portent la kipa. Les plus petits sortent de l’école religieuse dans un élan de vie soudain qui réveille la rue et ses passants.

imageJe distingue plusieurs sortes de gens; certains très religieux, portant tsitsit et chapeau, d’autres uniquement la kipa, et d’autres encore, fashion victims qui me rappelle que le Marais est aussi l’un des quartiers les plus branchés de Paris.
Mon regard court le long des facades anciennes. Entre boulangeries, boucheries et restaurants cachers, je ressens alors le plaisir qu’éprouvent les passants dans cette petite rue.
Il y en a pour tout le monde ici et pour tout Juif; des symboles religieux, des objets de cultes, de la littérature juive et une variété étendue de mets orientaux et ashkenazes.
La jeunesse est vibrante, la rue bondée, on est obligé de se faufiler entre les passants. La proximité est telle qu’on a l’impression de faire partie de la famille.

Posté par Sophie le 05/12 à 12:23
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