Les aliments “bio” passent les tests populaires


Selon les chiffres diffusés par l’Agence Bio en 2006, le nombre de producteurs certifiés “bio” a multiplé par cinq pendant dix ans. Aujourd’hui on a une gamme encore plus large de “bio” sur les comptoirs des magasins. Cela ne laisse pas les consommateurs indifférents. Pour preuve, les réactions recueillies devant les stands “bio” du salon Vivre Autrement, qui a eu lieu la semaine dernière à Paris.

Des pots de confiture, de la charcuterie, du pain, du vin… Sur les stands des exposants bio, une multitude de produits alimentaires. Le bio s’invite à la table des consommateurs. Et ce genre de salon est l’occasion, pour les producteurs, de se faire connaître du grand public, dans un cadre qui se veut plus “zen” que celui d’un grand supermarché.

Parmi les visiteurs, des curieux. Ils ont entendu parler des produits bio, mais ils veulent en savoir plus. Ainsi, François, parisien de 61 ans. “Je viens ici pour me renseigner, mais aussi pour acheter chez des agriculteurs, dit-il. Je teste, je parle avec les producteurs de leurs aliments. Je compte sur mes yeux, mes oreilles. C’est le seul moyen d’avoir la confiance“. Comment avoir confiance ? C’est la question qui revient toujours chez ces curieux. Alors, les producteurs mettent en avant les labels qui existent. Ces labels apportent une garantie avec des normes européennes.

Ce qui intrigue les éventuels nouveaux consommateurs bio, c’est le prix des produits. “Les prix sont quand même trop élevés“, avoue Pascal, 34 ans. “Quand je vois le chocolat «bio » sept fois plus cher qu’au marché traditionnel, je me pose une question, si tablettes sont fait d’or et si elles sont vachement « bio ». Le cacao ne pousse pas en France. Je ne sais pas la réponse“, ajoute Fatah, 24 ans.

Bio = bon ?

Au delà de la question du prix, il y a la question de la qualité, du goût. Comme beaucoup de producteurs prétendent faire du “bio”, mais parfois, ils abusent de la confiance des clients. “Il y a ceux qui pensent si c’est « bio », il n’a y pas de problèmes. Pourtant nous recevons des plaintes de consommateurs”, constate justement Christian, 67 ans, militant de l’association Union fédérale de consommateurs -Que choisir .

Autre appel à la vigileance, lancé par Bernadette Ragot, experte en nutrition. Selon elles, beaucoup de société font du bio, moins pour la qualité mais plus pour le business.

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La proximité

Durant ce salon parisien, les consommateurs ont échangé entre eux, les curieux ont questionné les habitués. Et les consommateurs bio aguerris insistent sur la confiance qu’ils font aux label. “Ici, au salon, on a des labels “bio”, mais il y a plus. On peut connaît son producteur”, affirme Alicia, 70 ans, “j’achète chez ces producteurs de fromages à côté, je les connais depuis dix ans”. À côté une vendeuse donne une recette à une grande mère de famille qui prend des notes soigneusement. “Pourquoi j’achète ? Mais, parce que c’est la nature ! Je connais la farine qu’on vend ici. Elle ne fait pas grossir” - réponde-t-elle. Eric 73 ans, conclut : “Je paye plus chers les produits, mais au moins, je suis sûr de ce que je mange”.

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