Le calendrier écolo de la France en 2008


Mars

21 - Jour de la Terre (22 Avril aux États Unis)

21 - Projection du film “Paysages manufacturés” à Aix les Bains

21-24 - Salon National de la maison en bois à Lyon

22 - Journée mondiale de l’eau

22-29 - 3ème édition de la Semaine sans pesticides à Paris

22-16 avril - Vivre de la mer à Paris (le cycle des rencontres, des ateliers pour les enfants, etc.)

23 - Journée météorologique mondiale

28-30 - Salon Tendance Nature à Reims

29 - Manifestation Anti OGM à Perpignan

29-30 - Fête de l’arbre à Paris

Avril

3 - Conférence “Bois Energie 2008″ à Lons-le-Saunier

4-6 - 1er Salon de la Bio et de la Construction Saine à Besançon

7 - Journée mondiale de la santé

10-13 - Salon Planète durable à Paris

15-17 - Conférence internationale de la santé, sauvage et Environnement à Nice

26 - Fête Ecobiologique Naturavignon à Avignon

Maie

10-11 - Salon Vis ta nature à Moliets

22 - Journée internationale de la diversité biologique

24-25 - Fête de la Nature à Paris

24-25 - Salon Vis ta nature à Aurillac

22-26 - Salon Naturally à Paris

30-1 juin - Eco festival de bastia 2008 à Bastia

31 - Journée mondiale sans tabac

Juin

2-3 - 8° salon Eco- Energie à Merindol

5 - Journée mondiale de l’environnement

8 - Journée mondiale de l’océan

19 - 6me Exposition de l’Energie Renouvelable à Paris

21-22 - Salon Vis ta nature à Castres

23-25 - 7me Conférence Internationale “La pollution de l’air et les changements du climat” à Aix-En-Provence

Juillet-Août

Merci de nous en informer!

Septembre

1-2 - 11e Festival de l’Avenir au Naturel à l’Albenc

16 - Journée internationale de la préservation de la couche d’ozone

Octobre

4 - Journée mondiale des animaux

17-19 - Salon “BioAlès” à Ales

Novembre

15-16 - Salon Vis ta nature à Tarbes

21-24 - Salon Natually à Lyon

Décembre

5-7 - Salon “Bio-Harmonies” à Montpellier

13-14 - Salon Vis ta nature à Saintes



Les anti-fourrures taillent un costard à Burberry


Les défenseurs des animaux mènent régulièrement des actions commando pour dénoncer l’utilisation des fourrures animales. Ils accusent notamment les boutique de luxe, de haute-couture ou certains grands noms du prêt-à-porter. Une de ces actions militantes s’est tenue ce week-end dans un des quartiers chics et commerçants de Paris. Reportage.

Samedi après midi, quartier St.Germain-des-Prés. Les Parisiens se promènent et font du lèche-vitrine. La tranquillité du jour libre est dérangée par les exclamations fortes et nerveuses. D’où vient cette pollution sonore inattendue ? Réponse : d’un groupe de quinze personnes qui s’agitent devant une boutique Burberry.

“Burberry, c’est la barbarie! Burberry, c’est la barbarie!” - crie dans un mégaphone, celui qui semble être le leader des manifestants. Son “adjoint”, plus jeune, distribue les tracts pour informer les passants. Les documents se veulent pédagogiques; ils utilisent des photos et des propos effrayants. Comme il est y expliqué, “le froid est une mauvaise excuse pour porter la fourrure”.
Trois militants se sont habillés en costume de mort. Avec les faux dans les mains, des masques démoniaques et des robes de bure marrons, ils essaient de faire peur. L’effet n’est pas garanti: cela fait davantage rire les passants. Les autres militants tiennent des petites affiches sur lesquelles est inscrit: “La fourrure c’est la honte”.
Ces personnes disent être membre de PETA-France, la filiale française de l’organisation de l’origine américaine. Depuis deux ans, cet organisme-défenseur des droits des animaux accuse, entre autres, la marque anglaise d’utilisation abusive de la fourrure. Mais pourquoi cibler particulièrement cette enseigne ? “Eh bien, répond un des militantes, car à Burberry, ils provoquent la mort des animaux par électrocution. En ce moment, on s’en prend à Burberry, mais la prochaine fois, ce sera peut-être une autre marque”.


Les passants réagissent différemment: certains rient, les autres pressent les pas, quelqu’un prend les photos de cette mini-manif. Mais personne n’ose pas d’entrer dans la boutique. “Avant de mourir, les animaux souffrent des convulsions durables, il faut être humain envers eux. Hors de là, on ne peut pas parler d’être humain envers les gens“, clame le distributeur des tracts à jeunes filles qui ne révèlent pas d’intérêt à la manifestation.
Les hommes de sécurité de Burberry gardent les portes de la boutique, pour que les militants ne puissent pas pousser le bouchon plus loin.
“Il n’y a pas aucun souci que ça ne durera pas plus qu’une heure, mais en tous cas, il vaut mieux contrôler la situation”, explique un des gardes.

Contactée par le CFPJ International , la direction de Burberry rejette les accusations des militants de PETA-France, en affirmant que la marque utilise des fourrures produites par une entreprise finlandaise (SAGA Furs), “bien connue pour son éthique à l’égard des animaux” selon le communiqué de Burberry.

Par Satiné Ogandzhanyan et Nina Nabokova



Les verts se réunissent autour d’un verre


 

Dans de nombreuses villes de France et notamment à Paris, les initiatives citoyennes en faveur de l’environnement se multiplient. Pour faire rimer militantisme vert et convivialité, certains ont imaginé organiser des rencontres dans des cafés, lieux d’échange par excellence. Cela s’appelle les “green drinks session”. Il y a une chaque mois à Paris.

 

L’idée était née dans les années quatre-vingt en Angleterre. Mais ce n’est qu’en 2007 que le concpet de “Green Drinks” été importé en France par Benoit Bonello, jeune acteur de développement durable . “Green drinks, raconte-il, consistent en des rencontres spontanées et informelles, chaque dernier lundi du mois, d’acteurs du développement durable. Tous les gens qui s’intéressent aux problèmes écolo, qui travaillent ou qui veulent travailler dans ce domaine ; des étudiants, des travailleurs sociaux, des personnes du monde associatif, des acteurs privés, des acteurs académiques, des consultants, se rencontrent ainsi dans un café pour discuter, partager des idées de projets, créer des liens, lancer des initiatives, monter un projet, ou simplement boire un verre“. Ce concept existe déjà dans 300 villes du monde. A Paris, cela a lieu au café “le Zango“.

“Les inconditionnels de la ‘green touch’ se retrouvent autour d’un verre pour faire avancer notre réflexion en matière d’environnement”, dit Benoît Bonello. “J’ai découvert le concept de Green Drinks a Grand-Bretagne ou j’avais travaillé. J’ai commencé tout seul et maintenant nous sommes une dizaine et on va essayer d’agrandir encore”, souligne-t-il. Les Green drinks existent aussi depuis l’an dernier à Marseille, à Grenoble, à Lyon, à Lille et à Bordeaux. L’entrée est libre. “Il n’a pas de invitation, explique-t-il, j’ai une liste de 200 personnes a qui j’envoie des annonces de prochain rendez-vous et tout le monde peut venir avec 2-3 personnes en plus. Chaque fois, je permet a un participant de parler cinq minutes et partager les idées de son projet . Mais en fait, il n’y a pas de thématique principale de session“. La prochaine rencontre aura lieu le lundi 31 mars 2008 à 19.30 au Zango Café.

L’organisateur de ces rencontres pensent déjà à d’autres types d’événements conviviaux “verts”, comme par exemple un pique-nique.

Rendre les cafés plus écolo

D’autres réunions écologiques dans des cafés sont organisées aussi par une association qui s’appelle “l’Ecolo café”. Cette association a une action plus pratique et moins théorique de les “Green drinks”. Elle oeuvre à la transformation des cafés et autres espaces dédiés au public afin qu’ils deviennent plus “verts” : développement du recyclage, de la végétalisation, du bio, des économies d’énergie. Mais “Écolo Café” ne s’arrête pas là, et diffuse largement les idées écolos . Les responsables de cette association réalisent une « Agenda écolo » mensuel (agenda des manifestations liées à l’environnement, des salons bios, des conférences ou débats dans des bars…).L’Ecolo café travaille en lien avec d’autres asssociation, en fournissant, par exemple, des panneaux d’affichage pour présenter ces autres ONG.

“L’Ecolo café” a aussi eu l’idée de créer un “pack” écolo. Il s’agit d’un ensemble de brochures d’information, de petits guides pratiques sur les gestes citoyens en faveur de l’environnement. Ce pack est disponible dans des cafés, mais aussi des restaurants, des festivals et même dans certaines entreprises. Cette association espère ouvrir son propre «Ecolo café», qui serait un modèle écolo dans son fonctionnement. Aucune date n’est avancée.

“L’Ecolo café” s’adresse à tout le monde qui veut aider l’association en donnant des feuilles de papier vierges d’un côté, des enveloppes déjà utilisées mais réutilisables, des bouchons de liège et de plastique, des piles usagées, etc.

Adresse :
Café ZANGO
15 rue du Cygne
75 001 Paris
Métro Etienne Marcel ou les Halles



L’alliance attendue du vert et de la rose


Au siège national des Verts à Paris (photo de Olga Kouznetsova)Au lendemain du premier tour des municipales, au siège national du Parti des Verts à Paris, qui a réussi à recueillir 6,7% de suffrages, c’était la grande agitation. Dans un local vaste de couleur vert clair, les membres du parti se félicitaient mutuellement, souriaient et rigolaient. Ils discutaient d’une manière vive et énergique les résultats du premier tour : ils ont dépassé les 5%, ce qui leur permettra de fusionner leur liste avec celle de leurs alliés traditionnels socialistes.

Jérôme Gleizes est conseiller vert du 10e arrondissement, délégué aux affaires sociales et aux personnes handicapées. Les résultats du premier tour l’ont un peu déçu. Selon lui, les Verts ont été à l’origine d’une grande partie des réalisations de ces dernières années à Paris, mais c’est le dirigeant socialiste Bertrand Delanoë qui en a profité sur le plan électoral:

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Jérôme Gleizes et son parti craignaient que M. Delanoë préfère une alliance avec les centristes du MoDem plutôt qu’avec les Verts :

Jérôme Gleizes, conseiller vert du 10e arrondissement (photo de Maria Semina)

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“Le vainqueur, c’est le PS, mais nous n’acceptons pas certains points de son programme”:

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Pour Jérôme Gleizes, Delanoë est un “très bon communicant”. C’est grâce à cela qu’il s’est imposé dans ces élections, en développant une thématique écologiste dans son programme :

delanoe-activite-ps.mp3

Le sujet assez conflictuel pour les Verts est la question du logement, puisque Paris manque de logement social :

logement-social.mp3

Quels sont les points sur lesquels les Verts et le PS se sont mis d’accord lors des fameuses négociations nocturnes dans la nuit de dimanche à lundi? D’abord, le maire Vert du 2e conduira la liste de gauche dans son arrondissement. Ensuite, le PS accorde aux Verts neuf places de conseillers de Paris, 18 d’adjoints d’arrondissement et une dizaine de conseillers d’arrondissement sur ses listes. Enfin, les Verts ont réussi à modifier le programme électoral du PS, de le rendre un peu plus ‘écolo’. Le prolongement du tramway jusqu’à la porte d’Asnières, la piétionnisation des berges de la Seine et la carte fruits et légumes de 40 euros pour les familles modestes sont dorénavant inscrites dans ce programme commun.

par Maria Semina et Olga Kouznetsova



“L’environnement, c’est plus que l’air frais et les panneaux solaires”


L’exposition “Environnement: bien commun - responsabilité commune” se tient jusqu’au 14 mars à Paris. Une trentaine de peintres venus du monde entier propose aux visiteurs leur conception de l’écologie. L’un a parlé des déchets et du recyclage; l’autre, de “l’écologie” des relations humaines, parce que “l‘environnement, c’est plus que l’air frais et les panneaux solaires“, selon les termes d’un des coordinateurs de l’exposition, Vassilis Ziaka. Les organisateurs ont essayé d’unifier les points de vue de différents artistes sur la question d’environnement. Et les peintres étaient vraiment enthousiasmés par le but de l’expo - faire réfléchir sur notre terre. Rencontre avec Vassilis et sa soeur Yolanda Ziaka, coordinatrice de l’Equipe d’animation européenne de la Charte des Responsabilités Humaines Courriel, spécialiste dans le domaine de l’éducation écologique.

CFPJ International: Pourquoi avez-vous décidé de présenter cette exposition dans la capitale française?

Vasiliss Ziaka: Au début, nous avions pensé apporter les peintures seulement à Athènes en Grèce et à Sao Paulo au Brésil. Mais l’intérêt public était si fort que nous avons organisé trois expositions supplémentaires en Grèce et puis, une exposition additionnelle à Paris. Je croit qu’en France, on pense beaucoup de l’écologie, et pour les Français cela peut-être intéressant de voir ces toiles qui apportent une nouvelle perception des problèmes environnementaux.

- Quel était le but de l’exposition dans la Fondation Charles-Léopold Mayer?

Yolanda Ziaka: Le but de l’exposition est de contribuer à une prise de conscience de notre responsabilité – individuelle et collective – à l’égard de l’environnement, à travers une approche artistique.
Nous cherchons à faire réfléchir, en partant d’un stimulus ludique, les œuvres d’art, et avec l’aide des matériaux pédagogiques produits et des événements parallèles durant les expositions (Cdrom, site web avec textes de problématique, atelier de création artistique dans le lieu de l’exposition et théâtre d’ombres durant les expos en Grèce).

“Des inquiétudes similaires pour l’environnement”

- Les artistes, ont-ils soutenu le thème de l’exposition?

Y.Z. Ceux qui ont répondu étaient ceux qui, en principe, se sentent le plus concernés par les questions d’environnement. Cela se voit d’ailleurs dans leurs « déclarations », c’est-à-dire les textes qu’ils ont rédigés pour présenter leur problématique, spécifiquement pour cette série d’expositions. Il est intéressant de constater que, malgré leur divergence culturelle, dans leurs écrits, ils expriment des inquiétudes similaires, les mêmes peurs et attitudes vis-à-vis de l’environnement.

- Est-ce possible d’apprendre et d’enseigner le mode de vie écologique? Qu’est ce qu’on doit faire pour ça?

Y.Z. Depuis presque 40 ans, il y a eu un effort important, au niveau international, pour « l’éducation à l’environnement ». Ce type d’éducation qui se réfère, à la fois, à une prise de conscience, à l’acquisition de connaissances et de compétences relatifs à la résolution de problèmes environnementaux, au changement d’attitudes et de comportements. Cet effort a été initié par l’Unesco, en collaboration avec des instances pédagogiques dans divers pays. On part donc du postulat que l’enseignement d’un mode de vie écologique » est possible.

Maintenant, à savoir s’il est vraiment possible d’apprendre à vivre de manière écologique. Cela revient à vouloir évaluer le résultat de quarante années d’efforts pédagogiques (même limités), en liaison avec l’évolution de l’état de notre environnement.

Nous constatons que notre environnement se dégrade chaque jour. Nous avons maintenant à faire face à des problèmes d’environnement globaux et cruciaux pour notre survie même, tels que le changement climatique. Mais, en même temps, nous constatons une évolution positive du dispositif législatif environnemental, surtout au niveau de l’Union Européenne et le renforcement de contrôles.
L’augmentation de la consommation de produits « verts » montre une prise de conscience accrue de la part des consommateurs.
Et, la lutte de groupes sociaux, dans divers pays du monde, a conduit à des résultats parfois impressionnants pour la protection de l’environnement.

- A qui s’adresse ce projet, aux jeunes ou aux adultes?

V.Z. Les deux, je pense, mais surtout aux adultes. Ils peuvent y voir des panneaux un peu naïfs, peut-être, mais honnêtes et alarmants.

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